« J’utilise nos tissus naturels, ce qui peut rendre riche les tisserands africains. »

Quand une trentaine d’années de pratique picturale rejoint la maîtrise de techniques de coupe, de couture et une sensibilité pour la mode, il en ressort une série intitulée Takaay. Bijoux, pendentif, plus précisément, ce terme en wolof, langue du Sénégal, désigne quelque chose de beau et de précieux.

Chaque pendentif a ses caractéristiques propres. Celui qui nous est présenté ici se distingue par des idéogrammes très visibles qui entourent la pièce principale et s’en démarquent, formant un contraste visuel. La présence de ces signes n’est pas fortuite quand on se souvient que la marque de fabrique de l’artiste est d’abord l’écriture. Une écriture qui change, évolue, s’adapte au gré de son inspiration. Une écriture qu’il peut manier et moduler à souhait, parce que vidée de toute signification. Une écriture qu’il développe pour son aspect esthétique.

Le mélange d’acrylique et de henné n’est pas non plus anodin. C’est le mélange de la tradition et de la modernité. Des codes africains et occidentaux en matière de beau.

Autre esthétique de l’œuvre, pièce maîtresse : le bijou. A lui seul il exprime tout un langage. Signe distinctif d’une certaine position dans la société, il est fait pour parer, rehausser une tenue, embellir. Mais si un bijou, à lui seul, habille, l’artiste a choisi de le superposer à une pièce de tissu, évoquant ainsi les fastes broderies des boubous des jours de cérémonie. Là, sous nos yeux, les artisanats se mêlent subtilement pour délivrer de l’art.

Abdoulaye Ndoye est un artiste plasticien sénégalais né à Dakar le 26 février 1951.

Il est reconnu pour son utilisation innovante de l’écriture, qui est son principal outil de travail. En effet, sa carrière artistique est marquée par l’utilisation d’une écriture dont le sens échappe au spectateur. Conçue par l’artiste pour véhiculer son message, elle fusionne et évoque tant les symboles africains que la calligraphie arabe. Symboles et idéogrammes se déclinent sur toutes sortes de supports tels que du bois, des toiles, des parchemins ou encore des bandes tissées.

Issu de la deuxième génération de l’Ecole de Dakar, Abdoulaye Ndoye a pu bénéficier d’un programme de bourses initié par Léopold Sédar Senghor, pour être formé à  l’Académie Royale des Beaux-arts de Bruxelles entre 1976 et 1980. Il y développe ses compétences techniques.

En plus de son travail artistique, Abdoulaye Ndoye s’investit également dans l’éducation, travaillant en tant que professeur à l’École Nationale des Arts où il voit passer de jeunes talents, dont  certains sont devenus de grands noms de l’art au Sénégal et en Afrique.

Entre surréalisme et  symbolisme, les œuvres de l’artiste Abdoulaye Ndoye sont présentes dans plusieurs collections prestigieuses, dont celle du Smithsonian muséum à Washington. Il a également exposé au Sénégal, au Mali, en France, en Belgique, en Suisse, en Grèce, en Angleterre et aux Etats-Unis.

Distinctions :

2021 : Création de la galerie d’art « Reg’Arts sur Mbao ».
Présent dans plusieurs collections prestigieuses, dont le Smithsonian muséum à Washington

Takaay (4)

Abdoulaye N'DOYE

Référence Runabac N° : NDO-A-001-24-A
Sénégal
2019
Mixte
Dimensions :
145 x 145 cm
Lot N° : 22
Estimation :
3.500.000 / 4.200.000 FCFA
Vente en salle :
30 Mai 2024
Sofitel Abidjan
Hôtel Ivoire

« J’utilise nos tissus naturels, ce qui peut rendre riche les tisserands africains. »

Quand une trentaine d’années de pratique picturale rejoint la maîtrise de techniques de coupe, de couture et une sensibilité pour la mode, il en ressort une série intitulée Takaay. Bijoux, pendentif, plus précisément, ce terme en wolof, langue du Sénégal, désigne quelque chose de beau et de précieux.

Chaque pendentif a ses caractéristiques propres. Celui qui nous est présenté ici se distingue par des idéogrammes très visibles qui entourent la pièce principale et s’en démarquent, formant un contraste visuel. La présence de ces signes n’est pas fortuite quand on se souvient que la marque de fabrique de l’artiste est d’abord l’écriture. Une écriture qui change, évolue, s’adapte au gré de son inspiration. Une écriture qu’il peut manier et moduler à souhait, parce que vidée de toute signification. Une écriture qu’il développe pour son aspect esthétique.

Le mélange d’acrylique et de henné n’est pas non plus anodin. C’est le mélange de la tradition et de la modernité. Des codes africains et occidentaux en matière de beau.

Autre esthétique de l’œuvre, pièce maîtresse : le bijou. A lui seul il exprime tout un langage. Signe distinctif d’une certaine position dans la société, il est fait pour parer, rehausser une tenue, embellir. Mais si un bijou, à lui seul, habille, l’artiste a choisi de le superposer à une pièce de tissu, évoquant ainsi les fastes broderies des boubous des jours de cérémonie. Là, sous nos yeux, les artisanats se mêlent subtilement pour délivrer de l’art.

Abdoulaye Ndoye est un artiste plasticien sénégalais né à Dakar le 26 février 1951.

Il est reconnu pour son utilisation innovante de l’écriture, qui est son principal outil de travail. En effet, sa carrière artistique est marquée par l’utilisation d’une écriture dont le sens échappe au spectateur. Conçue par l’artiste pour véhiculer son message, elle fusionne et évoque tant les symboles africains que la calligraphie arabe. Symboles et idéogrammes se déclinent sur toutes sortes de supports tels que du bois, des toiles, des parchemins ou encore des bandes tissées.

Issu de la deuxième génération de l’Ecole de Dakar, Abdoulaye Ndoye a pu bénéficier d’un programme de bourses initié par Léopold Sédar Senghor, pour être formé à  l’Académie Royale des Beaux-arts de Bruxelles entre 1976 et 1980. Il y développe ses compétences techniques.

En plus de son travail artistique, Abdoulaye Ndoye s’investit également dans l’éducation, travaillant en tant que professeur à l’École Nationale des Arts où il voit passer de jeunes talents, dont  certains sont devenus de grands noms de l’art au Sénégal et en Afrique.

Entre surréalisme et  symbolisme, les œuvres de l’artiste Abdoulaye Ndoye sont présentes dans plusieurs collections prestigieuses, dont celle du Smithsonian muséum à Washington. Il a également exposé au Sénégal, au Mali, en France, en Belgique, en Suisse, en Grèce, en Angleterre et aux Etats-Unis.

Distinctions :

2021 : Création de la galerie d’art « Reg’Arts sur Mbao ».
Présent dans plusieurs collections prestigieuses, dont le Smithsonian muséum à Washington

Aujourd’hui, les arts traditionnels africains comptent au nombre des expressions plastiques mondialement reconnues. Leur entrée remarquée dans les plus grands musées du monde témoigne de leur intérêt scientifique tandis que les surenchérissements dans les plus prestigieuses salles de vente du monde portent l’évidence de leur valeur marchande.

Les œuvres concernées se répartissent sur l’ensemble au continent. Dans cette répartition générale, Ia Côte d’Ivoire tient une place importante.
Souvent référenciés par les grands maîtres de l’art moderne dont les cubistes, les statuettes et les masques wé, dan, sénoufo, baoulé peuvent se revaloir d’avoir influencé les formes du renouvellement de l’art occidental au début du XX siècle. L’opinion selon laquelle l’histoire de ces formes culturelles est close et achevée, est aussi courante que fausse. En effet, le type de statuettes dit « colon » s’est développé comme une métamorphose intimement liée à l’histoire de la statuaire en Côte d’Ivoire.

Le terme « art colon» traîne une connotation impérialiste et pour cette raison a été parfois récusé.
Mais force est de reconnaître que le terme d’art colon reste toujours en usage. Cette exposition veut en présenter quelques moments à travers des pièces importantes.

Son objectif est de contribuer à la documentation et la promotion de cette forme d’expression dont l’un des mérites consiste à rappeler que les arts traditionnels ne vont pas sans évolution et modernisation.

Les Baoulé qui produisent l’essentiel des œuvres ainsi désignées, usent de métonymie et parlent de «blôlô» ce qui signifie « l’au-delà ».
« Blolô bian » pour les personnages masculins, « blôlô bla » pour les dames. D’un point de vue strictement quantitatif, on trouve quatre fois plus de personnages masculins que de reproduction de femmes. On peut parler d’évolution colon en ce sens que ce style d’écriture procède d’une évolution de la sculpture classique africaine.

Les évolutions colons représentent d’une manière générale des personnages blancs ou noirs vêtus selon le mode de vie occidental. Le style est léger et élégant.
Les personnages sveltes ont les traits fins. Se tenant debout, ils restent dans les proportions des sculptures baoulé classiques, entre 25 et 80 cm. Les canons de la sculpture traditionnelle se retrouvent également dans les constantes suivantes : la taille de la tête qui reste grosse, l’étroitesse du buste et son élongation, la position des bras collés au buste.

D’un point de vue historique, le moment « colon » témoigne du remplacement tendanciel des attributs vestimentaires africains par des habits et des accessoires européens qui vont du seul chapeau ou des chaussures ou sandales au complet costume cravate, sans oublier les lunettes. Dans la composition de ces sculptures, la récurrence des thèmes du casque colonial d’une part, de l’uniforme militaire d’autre part, rappelle le contexte d’émergence de la statuaire colon. En cela, la statuaire fonctionne comme un marqueur historique et sociologique. Elle représente et prolonge le moment de la fascination des populations africaines des « parures » occidentales.

On doit à Suzanne Vogel, l’une des premières interprétations décisives des statues colon. Cette anthropologue américaine qui fit des recherches de terrain en Côte d’Ivoire de 1965 à1968, est l’un des premiers chercheurs à analyser la statuaire baoulé traditionnelle, selon la grille de lecture des « époux de l’autre Monde”. Dans un article célèbre « Beauty in the eyes of the Baoule » publié dans une revue universitaire américaine en 1980, elle explique que les statues baoulé, qu’on considérait jusqu’alors – et on ne se privait pas de l’écrire – comme des représentations d’ancêtres, étaient en fait de deux natures : d’abord les époux de l’autre monde dit «blôlo», ensuite les génies de la brousse dits « Assié Usu». Suzanne Vogel démontre que ces deux types de statues sont produits selon des canons esthétiques dont I ‘objectif constant reste la recherche d’une beauté maximale. Cette beauté n’était pas recherchée en soi, mais pour un motif beaucoup plus pragmatique et motivant : mieux apaiser I’esprit auquel la statue est destinée.
Sans occulter l’importance de l’art des cours royales, l’art africain s’est développé dans les villages. L’œuvre de l’artiste était l’expression d’une transcendance de la vie quotidienne. En plus des évolutions locales à travers les âges, l’extraordinaire richesse de l’art « traditionnel » africain vient de l’hétérogénéité des cultures et des ressentis tant individuels que collectifs.

Durant les deux premiers tiers du XXe siècle, le choc de la rencontre entre l’Afrique et l’Europe – qu’il s’agisse d’un choc culturel et artistique ou du choc de la marchandisation de l’œuvre d’art – a constitué une source d’innovation artistique couramment appelée Art de Transition mais encore peu étudiée.

La fin du XXe siècle et le début du XXIe siècle permettent d’admirer le génie artistique et l’originalité d’artistes nés après les indépendances de leurs pays d’origine. L’art contemporain africain est le produit aussi bien d’une libération des esprits que de la mondialisation.

Pour appréhender cette richesse, ABAC a entrepris la mise en place d’un registre universel des œuvres réalisées par des artistes africains.
Les propriétaires sont invités à déclarer leurs œuvres d’art africain via le site runabac.art. Le public a un accès libre à une photo de chaque œuvre avec sa référence. Pour un abonnement annuel modeste, il a accès à des données complémentaires. Le nom des propriétaires restera confidentiel.

INSCRIPTION À LA VENTE EN SALLE​

Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire - 30 mai 2024

La participation à la vente est gratuite mais l’inscription est obligatoire. Une fois le formulaire ci-dessous rempli, vous recevrez une confirmation d’inscription et un carton d’invitation par mail qu’il vous faudra présenter à l’entrée de la salle.
ENCHÈRE PAR PROCURATION - PLACEMENT D'ORDRE D'ACHAT

Des enchères avec un montant maximum peuvent être placées dès la mise en ligne du catalogue de la vente, il n’est plus nécessaire de vous connecter pour surenchérir à chaque fois que votre enchère est dépassée, le système enchérira progressivement à votre place, en respectant le pas des enchères et en respectant le montant maximum de votre enchère/ordre (ce montant reste confidentiel).
Allez sur la page de l'oeuvre qui vous intéresse, saisissez le montant maximum souhaité puis valider en cliquant sur “PARTICIPER”.
En cas de surenchère sur une oeuvre pour lequel vous avez déposé un Ordre d’achat, vous serez notifié par email.

Frais acheteurs, d’expédition et de gardiennage​


MODES DE PAIEMENT 


La vente sera faite au comptant.

Concernant les ventes en ligne, le paiement s’effectue uniquement par carte bancaire. Pour participer aux ventes, il vous sera demandé de vous créer un compte ABAC et de renseigner vos coordonnées bancaires.

Concernant les ventes en salle, le paiement s’effectue par :

  • Carte bancaire, ou

  • Chèque, ou

  • Espèces dans une limite de 650 000 CFA

Et sur présentation d’une pièce d’identité en cours de validité (passeport et/ou carte nationale d’identité).
L’acheteur paiera à ABAC, en sus du prix d’adjudication ou prix marteau par lot, une commission d’adjudication de 22 % HT soit 23,69 % TTC *.

* Taux de TVA en vigueur : 7,7%  

Donc : Prix global = prix d’adjudication (prix au marteau) + commission d’adjudication

RETRAIT   


Concernant les ventes en salle, si vous êtes présent, vous pouvez récupérer vos achats immédiatement après la vente.

Lorsque vous achetez à distance (que la vente soit en ligne ou en salle) et que vous ou un tiers peut se déplacer au lieu de stockage, ABAC assure la gratuité de stockage durant les 45 jours suivants la fin de la vente. Passé ce délai, des frais de gardiennage mensuels vous seront facturés à raison de :

  •  6 500 francs CFA (10 €) HT / Lot / jour pour un volume supérieur à 1 M3

  • 4 600 francs CFA (7 €) HT / Lot / jour pour un volume inférieur à 1 M3

Lorsque vous achetez à distance et que vous ne pouvez pas vous déplacer au lieu de stockage, il vous faudra prendre en compte les frais de gardiennage d’ABAC pré-cités ainsi que les frais et modalités d’expédition et d’exportation. Il est de votre responsabilité de mandater un tiers pour procéder à l’emballage et au déplacement des œuvres. Vous avez aussi la possibilité de demander que l’objet adjugé vous soit expédié par ABAC. Ce service n’est pas une obligation. Pour en savoir plus, référez-vous au paragraphe ci-dessous “Transport et Envoi”.

FRAIS DE GARDIENNAGE 


ABAC assure la gratuité de stockage durant les 45 jours suivants la fin de la vente. Passé ce délai, des frais de gardiennage mensuels vous seront facturés à raison de :

  • 6 500 francs CFA (10 €) HT / Lot / jour pour un volume supérieur à 1 M3

  • 4 600 francs CFA (7 €) HT / Lot / jour pour un volume inférieur à 1 M3

TRANSPORT ET ENVOI 


Une fois l’adjudication en votre faveur prononcée, il vous faudra prendre en compte les frais et modalités d’expédition et d’exportation. Il est de votre responsabilité de mandater un tiers pour procéder à l’emballage et au déplacement des œuvres.

Vous avez aussi la possibilité de demander que l’objet adjugé vous soit expédié par ABAC. Ce service n’est pas une obligation. Si vous en faites la requête, nos équipes se chargeront de vous éditer un devis. L’expédition s’effectuera après validation et règlement intégral du montant du devis. Si des frais supplémentaires devaient survenir, ils feraient l’objet d’une facture complémentaire sur présentation d’un justificatif.

L’expédition hors CI d’une œuvre d’art implique tous ou partie des frais suivants :

• Assurance,

• Emballage,

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• Eventuellement une taxe forfaitaire sur les objets précieux.

L’exportation d’une œuvre s’accompagne obligatoirement d’un certificat d’authenticité et d’une autorisation d’exportation.

Concernant les frais de douanes étrangers : les formalités douanières dépendent de nombreux critères qui varient en fonction du pays d’importation. ABAC ne peut vous renseigner avec certitude sur le sujet. Vous devez entrer directement en contact avec les services des douanes pour toute question d’exportation/importation relative à des lots obtenus aux enchères.

Veuillez vous montrer vigilant quant à des objets en corne, ivoire, écaille ou toute matière soumise à une réglementation particulière car les règles diffèrent d’un pays à l’autre.

Ces frais peuvent représenter jusqu’à 25% du montant total de votre facture. Si vous refusiez de vous acquitter de ces frais, le colis nous reviendra, et vous aurez des frais de retour.
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