Diplômée de la Kwame Nkrumah University of Science and Technology, Naomi Amevinya débute son parcours artistique dans la peinture, l’illustration et le design textile. Manager de la résidence ArtHaus fondée par l’artiste Kofi Setordji, son mentor, elle s’affirme aujourd’hui comme une voix montante de la scène contemporaine ouest-africaine.
Sa pratique picturale explore le lien entre la nature et la femme, envisagée comme matrice de procréation et pourvoyeuse de vie. Ses toiles, aux tonalités fauves qui rappellent Gauguin, mettent en scène des corps aux formes brutes et aux postures suspendues, ouvrant une réflexion sur la féminité, la beauté et l’intime.
Rarement un titre n’aura entretenu un dialogue aussi paradoxal et fécond avec l’image qu’il nomme. Against the World est un manifeste, une posture de défi. Pourtant, la toile de Naomi ne dépeint aucune lutte ; elle en révèle l’issue victorieuse : l’armistice intérieure. L’œuvre capture ce moment de grâce où, le tumulte du monde étant mis à distance, l’individu trouve refuge et souveraineté dans un espace qu’il s’est lui-même créé.
La couleur est ici un langage en soi, une topographie émotionnelle. S’affranchissant de tout mimétisme, Naomi orchestre une symphonie de teintes audacieuses où les lilas, les ocres et les roses vifs construisent une atmosphère de songe éveillé.
La peau du sujet, modelée par des bleus célestes et des ombres chaudes, devient le réceptacle d’une lumière intérieure. En réactualisant l’héritage des Fauves et la pureté linéaire de Matisse, l’artiste élabore une écriture picturale qui lui est propre, où la couleur ne décrit pas mais ressent.
Le nu, alangui dans une posture de lâcher-prise total, est une figure de la puissance contemporaine. Sa vulnérabilité n’est pas une faiblesse mais une revendication : celle du droit au repos, à la déconnexion. Chaque élément de la composition – le fauteuil enveloppant, le livre promesse d’évasion, la plante symbole de croissance – participe à la construction de ce sanctuaire. Le corps n’est pas objectivé ; il habite l’espace avec une autorité tranquille, affirmant que le plus grand acte de résistance est parfois de prendre soin de soi.
En définitive, Against the World est un manifeste silencieux pour notre époque. C’est une œuvre d’une grande sophistication qui dépasse la simple scène d’intérieur pour toucher à l’universel : la quête d’un havre de paix dans un monde qui n’en offre aucun. Une pièce d’une poésie et d’une pertinence rares.
Si vous souhaitez acquérir cette œuvre, écrivez nous à contact@abac.art
Diplômée de la Kwame Nkrumah University of Science and Technology, Naomi Amevinya débute son parcours artistique dans la peinture, l’illustration et le design textile. Manager de la résidence ArtHaus fondée par l’artiste Kofi Setordji, son mentor, elle s’affirme aujourd’hui comme une voix montante de la scène contemporaine ouest-africaine.
Sa pratique picturale explore le lien entre la nature et la femme, envisagée comme matrice de procréation et pourvoyeuse de vie. Ses toiles, aux tonalités fauves qui rappellent Gauguin, mettent en scène des corps aux formes brutes et aux postures suspendues, ouvrant une réflexion sur la féminité, la beauté et l’intime.
Rarement un titre n’aura entretenu un dialogue aussi paradoxal et fécond avec l’image qu’il nomme. Against the World est un manifeste, une posture de défi. Pourtant, la toile de Naomi ne dépeint aucune lutte ; elle en révèle l’issue victorieuse : l’armistice intérieure. L’œuvre capture ce moment de grâce où, le tumulte du monde étant mis à distance, l’individu trouve refuge et souveraineté dans un espace qu’il s’est lui-même créé.
La couleur est ici un langage en soi, une topographie émotionnelle. S’affranchissant de tout mimétisme, Naomi orchestre une symphonie de teintes audacieuses où les lilas, les ocres et les roses vifs construisent une atmosphère de songe éveillé.
La peau du sujet, modelée par des bleus célestes et des ombres chaudes, devient le réceptacle d’une lumière intérieure. En réactualisant l’héritage des Fauves et la pureté linéaire de Matisse, l’artiste élabore une écriture picturale qui lui est propre, où la couleur ne décrit pas mais ressent.
Le nu, alangui dans une posture de lâcher-prise total, est une figure de la puissance contemporaine. Sa vulnérabilité n’est pas une faiblesse mais une revendication : celle du droit au repos, à la déconnexion. Chaque élément de la composition – le fauteuil enveloppant, le livre promesse d’évasion, la plante symbole de croissance – participe à la construction de ce sanctuaire. Le corps n’est pas objectivé ; il habite l’espace avec une autorité tranquille, affirmant que le plus grand acte de résistance est parfois de prendre soin de soi.
En définitive, Against the World est un manifeste silencieux pour notre époque. C’est une œuvre d’une grande sophistication qui dépasse la simple scène d’intérieur pour toucher à l’universel : la quête d’un havre de paix dans un monde qui n’en offre aucun. Une pièce d’une poésie et d’une pertinence rares.

La participation à cette vente privée est gratuite mais l’inscription est obligatoire. Le formulaire ci-dessous vous permet de faire une demande d’inscription. Les places étant limitées, une demande peut être impossible à satisfaire. Si celle-ci est validée, un carton d’invitation vous sera envoyé par mail et demandé à l’entrée de la salle. Si vous ne pouvez pas être présent le jour de la vente, mais que vous souhaitez déposer un ordre d’achat, merci de nous contacter par mail à contact@abac.art en précisant le(s) lot(s) concerné(s).