Image pour le moins saisissante quand on sait ce qu’exprime le noir, à savoir la tristesse, la mort, le deuil, la solitude et l’obscurité. Ce tableau de la série Refuge de femme a été inspiré à l’artiste après un voyage qui l’a menée, par la route, dans la ville musulmane de Sokoto, en quittant le Niger. Ignorée lors des contrôles routiers, parce que femme, Amsatou Diallo n’a même pas obtenu d’être contrôlée lors du passage d’une frontière. Tellement invisible qu’elle n’avait pas de place dans les rues du village à la nuit tombée, au point de s’y sentir en insécurité à cause du regard inquisiteur des hommes qui s’y trouvaient.
Comment continuer à exister et à se construire quand on est littéralement invisible en tant que femme ? En se réfugiant dans un lieu de culte. Voilà posées deux des thématiques chères à l’artiste : la femme et les lieux de culte.
Ici, nous voyons une femme sans identité, en tenue religieuse et dont le visage a été remplacé par les hauts parleurs d’une mosquée qui diffusent l’appel à la prière. Selon Amsatou Diallo, les lieux de culte sont utilisés pour pallier la souffrance des femmes. Pour les aider à arriver à pardonner et pour leur permettre d’être aidées psychologiquement. Dans une société malienne où les femmes sont les personnes les plus engagées et acharnées, elles ont toutes une histoire souvent douloureuse. Encouragées à dissimuler, supporter et tout pardonner, même au prix de leur intégrité physique, les femmes ont recours à la religion comme à une thérapie pour guérir de leurs traumatismes. La religion est un véritable refuge de femme.
Lorsqu’en 2005 elle réalise en visitant la Biennale Africaine de la photographie qu’être photographe est un métier, la malienne Amsatou Diallo décide d’en faire le sien. Elle apprend les bases de la photographie artistique dans une galerie de la place, avant de faire, en 2006, une formation en argentique d’un an au Centre de Formation en Photographie (CFP). Finalement titulaire d’un Master en action artistique et culturelle du Conservatoire de Bamako, l’artiste affine ses connaissances du métier au cours des nombreuses résidences auxquelles elle participe à l’étranger.
C’est au cours de l’une d’elles qu’elle opte pour la technique de photomontage. D’abord pour se distinguer des autres photographes, mais aussi pour raconter sa culture en la mêlant à des lieux qui symbolisent des cultures aux antipodes de la réalité malienne.
C’est en 1982 à Ségou au Mali, qu’Amsatou Diallo voit le jour. Elle expose depuis 2007 localement et à l’international; notamment en France, en Belgique, aux USA, au Benin, au Burkina Faso, au Ghana, au Niger, au Nigeria, au Togo et au Sénégal. Ses photographies explorent les endroits où elle passe, pour raconter la vie, la femme et immortaliser le patrimoine matériel et immatériel du Mali, en voie de disparition.
Si vous souhaitez acquérir cette œuvre, écrivez nous à contact@abac.art
Image pour le moins saisissante quand on sait ce qu’exprime le noir, à savoir la tristesse, la mort, le deuil, la solitude et l’obscurité. Ce tableau de la série Refuge de femme a été inspiré à l’artiste après un voyage qui l’a menée, par la route, dans la ville musulmane de Sokoto, en quittant le Niger. Ignorée lors des contrôles routiers, parce que femme, Amsatou Diallo n’a même pas obtenu d’être contrôlée lors du passage d’une frontière. Tellement invisible qu’elle n’avait pas de place dans les rues du village à la nuit tombée, au point de s’y sentir en insécurité à cause du regard inquisiteur des hommes qui s’y trouvaient.
Comment continuer à exister et à se construire quand on est littéralement invisible en tant que femme ? En se réfugiant dans un lieu de culte. Voilà posées deux des thématiques chères à l’artiste : la femme et les lieux de culte.
Ici, nous voyons une femme sans identité, en tenue religieuse et dont le visage a été remplacé par les hauts parleurs d’une mosquée qui diffusent l’appel à la prière. Selon Amsatou Diallo, les lieux de culte sont utilisés pour pallier la souffrance des femmes. Pour les aider à arriver à pardonner et pour leur permettre d’être aidées psychologiquement. Dans une société malienne où les femmes sont les personnes les plus engagées et acharnées, elles ont toutes une histoire souvent douloureuse. Encouragées à dissimuler, supporter et tout pardonner, même au prix de leur intégrité physique, les femmes ont recours à la religion comme à une thérapie pour guérir de leurs traumatismes. La religion est un véritable refuge de femme.
Lorsqu’en 2005 elle réalise en visitant la Biennale Africaine de la photographie qu’être photographe est un métier, la malienne Amsatou Diallo décide d’en faire le sien. Elle apprend les bases de la photographie artistique dans une galerie de la place, avant de faire, en 2006, une formation en argentique d’un an au Centre de Formation en Photographie (CFP). Finalement titulaire d’un Master en action artistique et culturelle du Conservatoire de Bamako, l’artiste affine ses connaissances du métier au cours des nombreuses résidences auxquelles elle participe à l’étranger.
C’est au cours de l’une d’elles qu’elle opte pour la technique de photomontage. D’abord pour se distinguer des autres photographes, mais aussi pour raconter sa culture en la mêlant à des lieux qui symbolisent des cultures aux antipodes de la réalité malienne.
C’est en 1982 à Ségou au Mali, qu’Amsatou Diallo voit le jour. Elle expose depuis 2007 localement et à l’international; notamment en France, en Belgique, aux USA, au Benin, au Burkina Faso, au Ghana, au Niger, au Nigeria, au Togo et au Sénégal. Ses photographies explorent les endroits où elle passe, pour raconter la vie, la femme et immortaliser le patrimoine matériel et immatériel du Mali, en voie de disparition.

La participation à cette vente privée est gratuite mais l’inscription est obligatoire. Le formulaire ci-dessous vous permet de faire une demande d’inscription. Les places étant limitées, une demande peut être impossible à satisfaire. Si celle-ci est validée, un carton d’invitation vous sera envoyé par mail et demandé à l’entrée de la salle. Si vous ne pouvez pas être présent le jour de la vente, mais que vous souhaitez déposer un ordre d’achat, merci de nous contacter par mail à contact@abac.art en précisant le(s) lot(s) concerné(s).